POUR UNE POLITIQUE DU VÉLO À BAGNOLET

Partout en France, l’impératif écologique et économique en tête, les citoyens demandent des solutions en matière de transports. Dans nos métropoles, outre le développement des transports en commun, pour concurrencer la voiture le vélo apparaît désormais vraiment comme une solution d’avenir.

Sa pratique régulière, pour les trajets du quotidien comme pour le loisir, permet d’améliorer la santé et de se déplacer sans polluer. Pour les villes, cela renforce l’attractivité en limitant les nuisances sonores et en libérant de l’espace public. Pour ceux qui remplacent leurs trajets motorisés par le vélo, cela représente aussi une source d’économies importantes. Enfin, en matière d’emploi, le vélo relance une économie de qualité et très localisée (la logistique urbaine, les activités touristiques, les vélos en libre-service, l’entretien… ).

A Bagnolet pourtant, la politique du vélo est très limitée, alors que les communes voisines, Paris en tête, se sont lancées dans de véritables et ambitieux « plan vélo ». Or une action publique forte, coordonnée avec les autres échelons territoriaux (département, région), permet de contourner les réticences à l’usage du vélo.

De quoi parle-t-on ?

  • Le vélo est un moyen de déplacement rapide mais les cyclistes doivent se sentir en sécurité. Il nous faut donc plus de pistes cyclables, des pistes protégées, des pistes connectées au réseau des autres communes, Paris notamment ;
  • Le vélo est facile à voler et se fait voler en quantité. Il faut donc développer les places de stationnement sécurisées et autres box sous clé qui permettent de trouver de la place (tout le monde n’en a pas chez soi) et de s’assurer que le vélo ne sera pas volé ;
  • Le vélo n’a pas encore sa place : il faut développer les arceaux devant les écoles et autres bâtiments publics, exiger que les nouvelles constructions intègrent des places spécifiques, et travailler avec l’OPH pour trouver et aménager des locaux à vélo sécurisés ;
  • Tous les trajets ne sont pas « 100% vélo ». Nous devons donc, à Bagnolet où nous disposons d’un pôle de transport (Gallieni), permettre l’interconnexion avec le bus et le métro notamment. Des places sécurisées en nombre à Gallieni permettraient de répondre à cette problématique.

Plus largement nous devons réduire notre empreinte carbone et la place de la voiture dans notre ville et dans notre vie. Il en va de notre sécurité, de notre santé et du coût pour la collectivité de l’entretien du réseau routier. Réduire le rythme de la ville c’est la redécouvrir (développement des zones 30, élargissement des trottoirs, zones de rencontre) en permettant de meilleurs déplacements dans nos quartiers.

Il ne s’agit pas de revenir au siècle d’avant, mais bien de rentrer pleinement dans le XXIème siècle. Cela devra se faire en coordination avec tous les acteurs : associatifs, recycleries, … afin que chacun.e puisse se réapproprier peu à peu la ville.

Contrairement à ce que l’on peut penser, ce n’est pas un sujet pour “bobos”. Cela concerne tout le monde : la sécurité routière, l’impact sur le portefeuille, la baisse de la pollution nous concernent toutes et tous.

Le vélo n’est pas un enjeu de transport mais un enjeu plus large pour repenser la ville. Et à côté du plan vélo il faut un plan… piéton, car l’essentiel de nos trajets se font à pied !

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